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Limiter sel, protéines et sucre pour bébé

Publié le 27 juin 2014 à 16:22

alimentation et bébés

Les parents donnent  trop de sel à leurs bébés et à leurs enfants, trop de protéines et de sucre. C’est l’un des travers dénoncés par l’étude Nutri-Bébé 2013.

 

La dernière enquête Nutri-BéBé a mis en lumière plusieurs erreurs des parents avec leurs petits enfants, notamment le fait de leur donner trop de sel. Cette erreur est sans doute liée au fait de faire manger les petits avec les adultes à partir d’un an, et de leur proposer le même modèle alimentaire. Résultat : trop de sel, trop de sucre, trop de protéines.

 

Frites et pizzas

 

A la table familiale, « bébé » qui n’a pas encore lâché son biberon, commence à goûter des plats préparés, des frites, de la pizza, des sodas…. ont découvert les enquêteurs de SFAE (Secteur Français des Aliments de l’Enfance) à l’origine de l’enquête Nutri-BéBé. (SFAE).

 

Moins de 1 g de sel par jour

 

Sur le plan des apports en sel, la dérive est parfois inquiétante au regard des normes admises : entre 1 et 3 ans, un petit enfant ne devrait pas consommer plus de 1000 mg de sel (1 g). Or, en se mettant à la table des adultes, le tout petit consomme des doses bien plus importantes de sel. Les petits enfants mangent également trop de protéines et trop de sucres, les parents commettant sur leurs enfants les mêmes erreurs que pour eux-mêmes.

 

Protéines  en excès

 

Le surplus de protéines serait lié à une consommation excessive de laitages (fromages), additionnée de viande et de charcuterie. La dose de protéines peut être trois à quatre fois supérieure à l’apport recommandé (lire à ce sujet l’interview du Dr Vidailhet). A l’inverse, les enfants à partir d’un an, ne consommeraient pas assez de matières grasses et pas assez de fer. Ces déficits seraient liés à l’abandon des laits infantiles et au changement de mode alimentaire.

 

Alimentation enfant = santé adulte

 

Les nutritionnistes mettent en garde : une alimentation déséquilibrée dans l’enfance peut avoir des répercussions sur la santé à l’âge adulte. Selon le pédiatre Alain Bocquet de l’Association française de pédiatrie ambulatoire, « c’est entre 6 mois et 3 ans que se construit la palette alimentaire du tout-petit, ses bonnes habitudes et ses goûts pour des aliments ni trop sucrés ni trop salés. La qualité de l’alimentation de l’enfant pendant ses trois premières années a une importance capitale pour sa santé d’adulte en devenir » (lire à ce propos Enseigner les fruits et légumes aux enfants).

 

JC Nathan

 

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