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Anorexie

la peur maladive de grossirUn trouble à prendre en charge très tôt

L’anorexie est un trouble du comportement alimentaire qu’il faut prendre en charge le plus tôt possible, compte tenu des risques graves associés à la dénutrition. Le suivi médical peut durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

 

Les  caractéristiques de l’anorexie

L’anorexie (encore dénommée anorexie mentale ou anorexie nervosa)  se traduit par le refus de s’alimenter, la peur maladive de prendre du poids ou de devenir gros alors que la personne est déjà en dessous de son poids minimum pour son âge.  L’absence de règles (aménorrhée) est l’un des symptômes essentiels de ce trouble.  La forme masculine de la maladie est très rare.

Après s’être accoutumé à la privation de nourriture, l’anorexique a l’impression de dominer son corps. La personne anorexique peut alors éprouver de véritables sensations euphorisantes.  S’ensuit une phase d’amaigrissement intense au cours de laquelle la personne peut perdre jusqu’à une vingtaine de kilos et connaître des dénutritions très graves. Pourtant, la jeune fille anorexique maintient le plus souvent ses activités sociales (scolaires et sportives) en affirmant qu’elle est en excellente santé.

 

Sujet à l’anorexie

Ce trouble touche en majeure partie les adolescentes au moment de la puberté et lors du passage à l’âge adulte. Ces jeunes filles sont souvent victimes d’un manque de confiance en soi, mauvaise image d’elles-mêmes, rejet du corps, des plaisirs physiques… Autant de traits psychologiques communs aux boulimiques. Comme pour la boulimie, un facteur déclencheur (agression psychique, deuil, échec sentimental, choc émotionnel) est souvent à l’origine du trouble.

 

La prise en charge

Plus le trouble est détecté tôt, plus les chances d’amélioration ou de guérison sont élevées. Le rôle de la famille est à cet égard crucial. Ce sont les proches qui sont le plus à-même de déceler les premiers signes d’un trouble anorexique.  Cela étant, l’autorité familiale et le discours de la raison n’ont quasiment aucune chance de porter. C’est la raison pour laquelle il faut presque toujours recourir à un thérapeute qualifié.

Dans le cas de complications médicales (dénutrition sévère, actes suicidaires…), l’hospitalisation avec prise en charge multidisciplinaire est exigée. Le traitement peut nécessiter une coupure avec le milieu familial. Mais l’adhésion des parents au programme de soins reste un élément appréciable de la réussite du programme.

 

Sur le plan nutritionnel

Les spécialistes cherchent à réinstaurer les rythmes de repas, afin de faire redécouvrir les sensations de faim et de plaisir.   Il s’agit d’initier une réalimentation prudente et progressive afin dans un premier temps d’écarter le risque vital.

 

A lire : Boulimie

Sources : www.anorexie-boulimie.com

Diététique et nutrition. M. Apfelbaum. M. Romon. M. Dubus. Editeur : Masson. 2009

Nutrition : principes et conseils. L. Chevallier. Masson. 2009